Volet Environnement:
Réalisation de Mini-Ferme

Justification du Projet

La population de Richard-Toll compte en son sein une forte composante d’éleveurs semi-nomades, fortement dépendants des sous-produits de la canne cultivée par la CSS pour nourrir leur bétail pendant la période de soudure.

La Laiterie du Berger, entreprise de fabrication de produits lactés, est le principal acheteur du lait collecté par ces éleveurs.

La Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS), la Laiterie du Berger (LDB) et la Fondation Marie Louise Mimran (FMLM) partageant la vision de créer une économie vertueuse entre les activités de culture de canne et les activités d’élevage ont entrepris de réaliser un projet pilote d’implantation de 05 mini fermes laitières.

Nature et Objectifs du Projet

  • Au-delà de ce qui pourrait devenir le modèle d’une économie circulaire reliant les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de l’industrie de transformation laitière, construire une relation harmonieuse de bon voisinage, permettant un dialogue constructif entre les acteurs,
  • Aider à la structuration d’un modèle alternatif d’élevage en stabulation,
  • Accroître le rendement laitier du bétail et, par ricochet, les revenus des éleveurs et,
  • Fixer des populations itinérantes et les initier à l’arboriculture, source de revenus complémentaires.

Modèle économique du projet

Le design pour les 5 premières mini fermes, qui serviront de vitrine au projet est le suivant :

  • Une étable adaptée (IPM, tubes ronds, toiture légère permettant un bon ombrage, dotée du matériel annexe ergonomique pour l’abreuvement et l’alimentation)
  • 2 vaches issues du troupeau de l’éleveur et stabulées dans la mini ferme
  • 2 vaches laitières adaptées achetée par l’éleveur (hybrides entre race locale et race à haut potentiel laitier)
  • Un taureau reproducteur de race laitière adaptée (croisement entre une race laitière et une race locale) pour assurer la production de veaux métis à bon potentiel laitier qui rejoindront le troupeau laitier à leur maturité (3 ans)
 Budget par ferme  Valeur unitaire (FCFA)  Valeur totale (FCFA) En marge de l’élevage des animaux dans la mini ferme, un accompagnement sera fourni pour réaliser un petit espace d’arboriculture sur le modèle développé sur la ferme pilote
2 vaches locales apportées par l’éleveur    
2 vaches métisses achetées 1.500.000 3.000.000
1 étable standard « mini-ferme » 500.000 500.000
1 taureau reproducteur 1.500.000 1.500.000
Total par mini ferme   5.000.000
Total pour 5 mini fermes   25.000.000
En marge de l’élevage des animaux dans la mini ferme, un accompagnement sera fourni pour réaliser un petit espace d’arboriculture sur le modèle développé sur la ferme pilote

 

Pour ces 5 premières unités, la FMLM accordera une subvention de 25 millions, LDB prenant en charge les frais de mise en place et d’accompagnement technique sur 3 ans pour maximiser les chances de succès. LDB fournira en particulier les solutions d’alimentation adaptées (paille de canne/ensilage de maïs + mélasse et tourteau) le suivi sanitaire et le conseil pour piloter l’économie de l’exploitation.

La mise en culture d’une surface de l’ordre de quelques hectares (arboriculture Moringa + graminées et légumineuses fourragères + maraichage occasionnel) dans chaque communauté concernée par les mini fermes est aussi un objectif qui devrait permettre de profiter des synergies avec le voisinage des champs de canne (en particulier en hivernage et dans les mois qui suivent, ou l’eau provenant des champs par drainage pourrait être utilisée)

Une contribution de 25%, soit 1,25 MFCFA sera demandée à l’éleveur, avec un système de paiement progressif, grâce au lait vendu à la laiterie (prélèvement mensuel sur 2 ans). Pour cela, un contrat sera formalisé, ce qui permettra d’avoir une base dans l’optique de la diffusion à plus large échelle de ce projet, en impliquant éventuellement une banque agricole.